Le Collectif Textile est né de l’association de huit jeunes créateurs finissants du DEC en Design et Impression Textile de Montréal. Au cours de leurs trois années de formation, ils ont pu expérimenter de nombreuses techniques d’impression et de transformation textile. Et c’est donc tout naturellement qu’ils ont eu l’envie de se regrouper sous le nom de Collectif Textile dans le but de vous faire découvrir leur univers personnel et les multiples facettes de la création textile contemporaine.
Après une exposition réussie de leurs collections textiles respectives (en Mai 2012 chez Atelier b), la plupart des membres fondateurs du Collectif Textile ont décidé de continuer chacun de leur côté leurs parcours créatif.
Aujourd’hui, le Collectif Textile continue ses activités et se compose désormais de Vicky André, d’Audrey Fortin et de Lucie Leroux.

De gauche à droite:
Mauve Lunel Jolly, Lucille Collas, Chloé Landreville, Jean François Martin, Lucie Leroux, Vicky André, Ariane De Villers, Audrey Fortin.

Lucille Collas.

Après avoir obtenu mon BAC en Arts Plastiques, c’est vers le design et l’impression textile que j’ai décidé de m’orienter. Ayant toujours été sensible à la matière, à la fibre, à la couleur, et au graphisme que donne le tissage de la trame et de la chaîne, transformer, colorer, imprimer le tissu m’est apparu comme une évidence.

Ma sensibilité à la couleur, à la matière et mon aisance à créer des motifs me permettent de réaliser des créations très graphiques, avec des motifs le plus souvent en répétition dans des couleurs tons sur tons. Je m’inspire de toutes les choses qui m’entourent, de lieux intérieurs ou extérieurs, allant d’un simple objet (montre, bouton, bobines de fils…)à une empreinte au sol, à une vieille mosaïque ou à une dalle usée par le temps.

Également beaucoup influencée par le style des années 30 et 50, par les motifs des vielles tapisseries faites de fleurs ou de médallion en répétitions ou par des formes géométriques, je créée des œuvres textiles dans lesquelles les thèmes qui reviennent le plus souvent sont la nostalgie, le romantisme. C’est enfait une envie de revisiter le passé en gardant cette sensibilité qui en émane mais en le mettant au goût du jour.

Pour réaliser mes créations j’observe, dessine, invente et me sert de mon intuition pour créer un ensemble graphique et visuel qui va, de par son esthétisme, me toucher.

Chloé Landreville.

J’ai toujours adoré le textile, son contact réconfortant, la douceur des fibres naturelles. Je m’inspire des veilles choses, la broderie, les courte pointe, le tricot enfin mon héritage culturel Québecois. Après le secondaire j’ai débuté la formation en design et impression textile. Cela fait de moi une très jeune créatrice textile pleine d’energie et de beaux sourires. Cette année je prend mon envol en créant une ligne de pyjamas et de vêtements d’intérieur aux motifs ludiques et rigolos pour les tous petits. Tous les jours, j’apprends et j’évolue toujours à la recherche de nouvelles idées.

Mauve Lunel-Jolly.

Du papier au tissu.
Ma première formation en graphisme m’a naturellement menée au tissu. Un moyen tactil d’aborder les formes et les couleurs
Un monde à part, coloré et multiple.
Ma recherche ne porte pas tant sur la matière bien qu’elle soit une partie intimement liée aux techniques que j’utilise mais j’explore l’infini possibilité des motifs, le travail des formes par un quotidien dessiné au 4 coins de la ville. Je recherche par ailleurs la concordance des couleurs à travers de nombreux essais. Trouver la couleur juste, celle que l’on continuera à regarder sans se lasser.
Regarder, toucher et m’approprier la curiosité du monde qui m’entoure.
Je privilégie la simplicité de l’action et l’instinct dans un premier temps afin que mon projet reflète qui je suis à un moment donné. S’en suit une demarche plus rationnelle afin de structurer mes motifs.

Jean François Martin.

Ma passion pour la mode remonte à mon plus jeune âge. Cette passion m’est venue de ma grand-mère qui nous confectionnait tout le temps, à moi et ma sœur, des vêtements. Dès lors, je passais beaucoup de temps à observer ma grand-mère courbée sur la machine à coudre de son atelier.
Très rapidement, je me suis mis à dessiner des vêtements que je voyais dans les films ou sur des personnes de mon entourage. Naturellement, plusieurs années plus tard , je décide de m’inscrire en design de mode au Campus Notre-Dame de Foy à Québec où j’obtiens le prix de fin d’études 2005 pour la qualité produit.

Après mes études, je m’installe à Montréal où je commence à travailler comme assistant désigner. Ce fût pour moi une sorte de deuxième école où j’ai appris à travailler le sur-mesure, le cuir et le masculin. Durant cette période, je prends conscience que j’aimerais approfondir mes connaissances si je veux me distinguer des autres créateurs. C’est donc dans cette optique que je retourne sur les bancs d’école. Je fais un premier saut en maroquinerie où je fais la connaissance de Vicky André. Ensemble, nous décidons de poursuivre nos études en impression textile.

Mon univers créatif est en constante évolution. Je m’inspire de tout ce qui m’entoure, que ce soit par le biais de mes amis ou encore de la rue. Pour moi, la vie est une source d’inspiration inépuisable. Le passé, le présent et le futur sont ce qui me pousse à créer.

Ariane De Villers.

Je n’ai pas de démarche artistique. À chaque fois, c’est comme si c’était la première fois.Je m’inspire de tout ce qui vient à moi et je tente d’y poser un regard nouveau.Aucune émotion n’est rattachée à mon travail. N’essayez pas d’y trouver du néant, de l’inconnu, de l’arborescence, de la fusion, de la sensibilité ni même quelque chose de poétique dans mon processus. Vous allez être déçu. Je créé égoïstement : C’est à moi qu’il faut que ça plaise.

Les seules constantes sont la simplicité et l’originalité.

 

2 commentaires

Angelica Domato · 25/10/2012 à 21:21

Bonjour, je cherche du papier peint genre toile de Jouy pour une salle de bain. En avez vous ou quelque chose de semblable? merci.

Cordialement